JEREMY: LA BOLIVIE, « J’Y RETOURNERAI, SANS AUCUN DOUTE… »

A défaut de savoir toujours bien définir ce qui anime la jeunesse actuelle, je lui reconnais au moins un mérite que j’étais loin d’avoir à mes 18 ans: celui de dépasser les frontières tant géographiques que culturelles. Alors que le nord de l’Adour me semblait être un no man’s land inhospitalier, je regarde aujourd’hui avec une certaine admiration tous ces jeunes qui sont partant pour aller vivre une expérience à l’autre bout du monde. Il y a une expression en espagnol: « abrir la mente« ; s’ouvrir l’esprit et se persuader qu’autre chose est possible, ailleurs, autre chose que les modèles imposés par nos vieilles sociétés occidentales; partir et apprendre, et puis revenir enrichi de ses expériences pour pouvoir tout reconstruire.

Il y a plusieurs semaines, nos amis boliviens nous ont fait savoir qu’un groupe de jeunes français, visiblement originaires des environs d’Epinal, participait durant la journée aux activités de soutien scolaire aux côtés des bénévoles. Les comptes-rendus et les photos qui nous parvenaient témoignaient effectivement des moments forts que les uns et les autres ont pu partager avec les enfants. Même si Giltzarria n’est pas à l’origine de cet échange, il nous a semblé intéressant de proposer à quelques uns de ces jeunes de s’exprimer en nous faisant profiter un peu de leur vécu.

Nous remercions Jeremy pour son témoignage, en pensant fortement à nos deux amies Joana et Ainhoa qui dans quelques mois auront également l’opportunité de vivre leur propre expérience.

Jeremy à MSJ

Je m’appelle Jérémy Jeanmaire. Seulement âgé de 18 ans, j’ai eu la chance de vivre une expérience hors du commun : faire du volontariat en Bolivie.

Avec un groupe de 14 élèves et trois accompagnateurs, nous avions décidé de partir vers l’inconnu pour donner le maximum de nous-mêmes, en aidant les enfants dans des écoles. Pourquoi la Bolivie ? Nous devions choisir une destination, et grâce à l’aide d’un français nommé Jacques vivant en Bolivie depuis cinq ans (ndlr : Jacques Chenal du centre d’étude des langues Carmen Vega de Cochabamba), on a pu organiser notre arrivée.

Concernant l’école, au départ lorsque je suis arrivé  à « Mineros San Juan« , j’étais angoissé car je ne savais pas comment les enfants allaient nous accueillir. Au début les enfants étaient assez retissant, puis, au fur et à mesure ils ont commencé à venir vers nous : c’est alors que se créa l’union de deux cultures. Plus nous venions et plus nous étions contents de voir tous ces enfants aux sourires angéliques. Le contact avec les enfants était très fort, ils vous prennent dans leurs bras et un rien leur fait plaisir.

Travailler dans cette école m’a permis de grandir ; échanger nos cultures m’a fait apprendre ; regarder la vérité m’a fait ouvrir les yeux et m’a fait prendre conscience que le bonheur peut se créer avec peu de choses.  Tous ces enfants m’ont prouvé que la vie n’est pas si simple que je le pensais.

Jeremy et Maria Liz 2Ce qui me manque le plus aujourd’hui, c’est une petite fille nommée Maria Liz qui a marqué mon esprit : chaque jour je pense à elle en espérant la revoir le plus vite possible. Pourquoi cette petite fille ?  Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je pense tout simplement qu’elle m’a donné tant d’affection qu’elle en a touché mon cœur, par sa joie et son petit visage innocent au regard pétillant. Et tous les autres enfants, ainsi que Marizol et Edith, m’ont également montré qu’agir main dans la main, ensemble, pouvait nous conduire vers une satisfaction grandiose. Edith et Marizol, organisatrices et professeures dans les écoles, nous ont montré une telle générosité qu’un petit rien se transforme en un tout pour les enfants. 

Nous sommes restés 15 jours. 15 jours magnifiques et inoubliables passés dans ce pays aux multiples richesses. C’est un grand bonheur pour moi et mes amis d’avoir pu découvrir la Bolivie, toutes ces personnes exceptionnelles: les enfants, ma famille d’accueil, Edith, Marizol, et Jacques. Merci à Jacques qui nous a énormément aidés. Lui et sa femme sont très généreux et nous ont accueillis comme si nous étions de leur propre famille. Voilà ce que j’aime en plus en Bolivie, un esprit de partage et de famille.

C’est réellement une expérience qui m’a changé et qui a bouleversé mon quotidien. Aujourd’hui je ne pense plus qu’à y retourner dans le but d’aider, de progresser, d’apprendre et de connaitre un bonheur encore plus grand. J’y retournerai, sans aucun doute, dans ce pays ouvert d’esprit afin de partager davantage cette sphère du bonheur que tant de personnes recherchent. J’aimerais également travailler plus tard en Bolivie et même, pourquoi pas, y vivre…

Jeremy et Edith

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Une réponse à “JEREMY: LA BOLIVIE, « J’Y RETOURNERAI, SANS AUCUN DOUTE… »”

  1. nathan
    22 octobre 2014 à 10 h 35 min #

    Cc jeremy super!!!

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