NOTRE SEJOUR EN BOLIVIE DU 06 AU 23 JUILLET 2012

Du 13 juillet au 23 juillet nous avons comme prévu visité les acteurs du projet socio-éducatif que nous soutenons au travers de l’association GILTZARRIA. Dix jours intenses de rencontres, de partages et aussi de découvertes tant les choses ont évolué depuis notre dernier passage en 2009.

Mais auparavant, nous avions décidé de visiter en famille les contrées lointaines du Sud Lipez, du Salar ’Uyuni jusqu’à la Laguna Verde, en passant par les Geysers de Sol de Mañana et les eaux thermales de Polkes. Un parcours de plusieurs jours situé entre 3.800 et 4.900 mètres d’altitude est nécessaire à qui veut s’offrir ces joyaux naturels d’une richesse exceptionnelle et d’une étonnante diversité. A cette époque-ci de l’année, c’est l’hiver en Bolivie, un hiver froid et sec aux courbes de température plus que trompeuses. Le soleil  tape fort en journée, et la réverbération produite par l’immense étendue blanche qu’offre le Salar a vite fait de vous bruler le visage et vous assécher les lèvres. En revanche les nuits sont glaciales, et le thermomètre peut facilement descendre à -20° pour peu que le ciel soit bien dégagé. Ayant choisi de passer 3 nuits dans des abris communautaires, nous nous étions bien préparés au grand froid… mais pas forcément aux possibles conséquences liées à l’altitude que nous pensions pouvoir contrecarrer au moyen d’un traitement préventif à base de pilules homéopathiques de coca. Notre aventure a malheureusement bien failli tourner au drame. Victime d’un accident vasculaire cérébral alors que nous étions installés dans le refuge de Villamar, à près de 4 heures de pistes d’Uyuni et de 7 heures de route de Potosi , Christine ne doit son salut qu’au professionnalisme de Javier Ramirez (Aymara Club de viajes), l’organisateur de notre voyage, à la rapidité de Valerio, notre chauffeur, et sans doute aussi à la sainte providence qui a certainement jugé à cet instant qu’elle avait encore bien des choses à accomplir sur cette terre !

NOTRE SEJOUR EN BOLIVIE DU 06 AU 23 JUILLET 2012 dans F- TEMOIGNAGES IMG_0406-150x112 IMG_0253-150x93 Alto Miraflores dans F- TEMOIGNAGES IMG_0344-150x112 Aramasi

Revenue depuis peu en France, elle ne garde aujourd’hui qu’un handicap certes important mais partiel de la vision, ce qui semble bien peu de choses de l’avis même du neurologue que nous avons consulté sur place, et cela même si personne ne peut à ce jour se prononcer sur ses chances de récupération totale. Quoiqu’il en soit, nous avons pu constater au passage l’efficacité du système médical bolivien : Ophtalmo, IRM, neurologue… un soir les rendez-vous se sont même enchainés de 18H00 et 22H00 avec une attention et une amabilité toute particulière que l’on a souvent du mal à trouver chez nous. Malheureusement, aussi performant soit-il, les coûts de ce système de santé non remboursé par l’Etat rendent l’accès aux soins inaccessible à la plupart des boliviens !

C’est donc angoissés et nerveusement affaiblis que nous avons rejoint Jacques et nos amis boliviens à Cochabamba. Prévenus quelques jours plus tôt de nos mésaventures, ils ont alors tout organisé pour nous faciliter la vie de façon à ce que Christine puisse alterner les visites, les phases de repos obligatoire, et les consultations chez les différents spécialistes. Nombre de ces jeunes que nous avons croisés étudient, travaillent afin de payer leurs études et participer aux dépenses familiales. Après quoi ils viennent donner de leur temps pour l’action bénévole sur les quartiers de la paroisse, et qui plus est,  ils font preuve à votre égard d’une disponibilité de tous les instants. Je me demande encore si dans nos vies si bien ordonnées nous serions capables d’autant d’altruisme…

Grâce à eux, grâce à Dieu, nous avons pu malgré tout respecter le programme que Jacques avait concocté. Des journées bien remplies, riches en émotions et en enseignements :

-         La Commission éducative :

Nous avons visité les activités de soutien scolaire financées par l’association « GILTZARRIA ». Celles-ci  sont organisées sur les quartiers de Upsha Uspha, Alto Miraflores, et Mineros San Juan qui dépendent du territoire paroissial Santa Maria del Camino du Père Jacques Delort. Conformément aux rapports qui nous sont régulièrement envoyés, en 3 ans les activités ont gagné en organisation et sont aujourd’hui davantage structurées. L’efficacité de l’aide apportée aux enfants n’est plus à démontrer et les résultats enregistrés fin 2011 pouvaient déjà en attester. D’autre part, grâce à Janeth Velasco, présidente de l’association HERMANOS MAYORES et responsable de cette Commission, un accord de partenariat a été trouvé avec le nouveau directeur des carrières éducatives de l’Université Mayor San Simon afin de favoriser l’apport de nouveaux étudiants bénévoles auprès des enfants du soutien scolaire. Nous avons pu effectivement assister à une table ronde au cours de laquelle celui-ci a confirmé son engagement allant même jusqu’à proposer l’instauration à partir du mois d’août de 2 modules de thèse sur la question de l’éducation en milieu défavorisé.

Gilbert et un groupe d'enfantsIMG_0533-150x106 BolivieIMG_0790-150x128 Cochabamba

Sur Uspha Uspha : C’est le premier quartier de la paroisse à avoir bénéficié de l’organisation des activités du soutien scolaire. Il est situé à proximité de la grande route (La petrolera) sur une zone périurbaine en pleine expansion. Même si l’on est encore très loin de la notion de confort, les habitations sont équipées en règle générale de l’électricité et de l’eau courante. L’accessibilité aux transports permet à la population de pouvoir bénéficier plus aisément des infrastructures de la ville. Les familles, même économiquement modestes, présentent en apparence moins de problèmes sociaux que celles des autres quartiers de la paroisse, ce qui explique aussi une présence moindre de la Commission sociale aux cotés des équipes éducatives. Pour autant les besoins de renforcement scolaire restent importants. Janeth Velasco et son équipe obtiennent des résultats probants malgré des conditions de travail déplorables. En effet, les locaux manquent cruellement de lumière et sont beaucoup trop exigus. Qui plus est, faute de titre de propriété, les nouvelles autorités de quartier voudraient maintenant en attribuer la jouissance à une fondation pilotée par USAID connue pour exercer à grand renfort de moyens financiers du lobbying politique et économique depuis les Etats-Unis. Avec les représentants de la Commission éducative et l’aide de la paroisse il nous faut donc trouver rapidement une solution qui puisse permettre le développement des activités de soutien scolaire dans de bonnes conditions, tant pour le confort des bénévoles que dans l’intérêt des enfants.

Sur Alto Miraflores : En 2009, Edith Calisaya travaillait sous la responsabilité de Janeth sur le quartier de Uspha Uspha où elle s’occupait des plus petits. Elle est aujourd’hui responsable du centre d’Alto Miraflores et elle effectue un travail remarquable. En 3 ans, Edith s’est affirmée dans son rôle d’animatrice du centre et elle a su fédérer autour d’elle une équipe solide de jeunes bénévoles. C’est également sur ce quartier que l’on mesure véritablement l’efficacité du travail entre les différentes commissions, éducative, médicale et sociale. La Doctora Nora y assure une permanence 3 fois par semaine et les équipes d’Elizabeth, très présentes sur ce quartier, y font le suivi économique et social de nombreuses familles en difficulté. Ainsi, au-delà de la scolarité, la situation de chaque enfant, souvent complexe et délicate, peut-elle être abordée dans sa globalité.

Sur Mineros San Juan, le soutien scolaire bénéficie du confort de la maison paroissiale mise gratuitement à disposition par la Communauté Saint-Vincent de Paul. 3 pièces en rez-de-chaussée et une grande salle à l’étage. Un outil de travail dont on rêverait sur Uspha Uspha par exemple. Malheureusement, l’impact des activités de soutien scolaire auprès des enfants du quartier souffre de la trop faible participation des parents. Après le départ d’Esther, le choix a été fait de laisser le centre sous la responsabilité de Janeth et d’Edith qui animent en alternance 3 fois par semaine la petite équipe de volontaires. Mais sans investissement des familles, la question du maintien des activités se posera rapidement.  

-         La Commission sociale :

Financée par l’association française « COCHATEAUROUX » et soutenue par la paroisse Santa Maria del Camino du Père Delort, la Commission sociale est dirigée par Elizabeth Antezana qui est elle-même à l’origine de la plupart des initiatives qui ont été impulsées ces dernières années, tant au niveau éducatif que social, sur ces quartiers. Avec son équipe de jeunes travailleurs sociaux, Elizabeth se consacre aujourd’hui exclusivement au développement personnel des enfants ainsi qu’au soutien socio-économique des familles. Nous avons pu assister à des ateliers en présence des adolescents et des pré-adolescents, un travail d’expression intéressant, par le jeu, la danse ou la musique, permettant à chacun de prendre confiance en soi et de s’ouvrir progressivement aux autres. Au-delà des conditions de vie très difficiles, la plupart de ces enfants sont également témoins de violences conjugales ou subissent eux-mêmes des agressions plus ou moins sévères et répétées de la part d’un de leurs proches. La confiance qui s’établit entre enfants et bénévoles permet de faire tomber les barrières du silence. L’enfant exprime alors peu à peu l’origine des blessures psychologiques dont il souffre et qui nuisent à son développement personnel. La Commission sociale établit par la suite le contact avec les parents afin de tenter de traiter le problème à la source. Les résultats sont surprenants pour certains de ces adolescents qui en quelques années se sont véritablement épanouis.

IMG_0559-150x93 Edith Calisaya IMG_0610-150x108 Elizabeth Antezana IMG_0583-150x139 Giltzarria

Parallèlement, toujours grâce à l’aide de l’association « COCHATEAUROUX », la Commission sociale a mis en place un programme de parrainage des familles les plus en difficultés avec une approche pertinente du rôle de l’aide économique qui peut être apportée. En effet, toute idée d’assistanat est désormais écartée. La famille doit être actrice de son propre développement, et l’aide doit seulement permettre d’optimiser les solutions qui ont été trouvées par la famille elle-même. Nous avons ainsi visité une maison qui a été équipée d’un four à pain afin que la maman puisse créer son propre revenu. La moitié de l’investissement a été payée par la Commission sociale, l’autre moitié a été avancée sous forme de prêt. A quelques pas de là, une autre famille a pu ouvrir un petit magasin de quartier qui propose les produits basiques alimentaires ou ménagers. Il nous a semblé que cette dynamique s’inscrivait pleinement dans l’esprit du microcrédit et de l’économie sociale et solidaire.

 

-         La Commission médicale :

D’un point de vue du fonctionnement des activités, c’est à mon sens le changement le plus important que l’on ait pu observer depuis notre dernier passage en 2009, avec la mise en place d’un vrai dispositif médical qui permet à la fois d’informer les familles et de prodiguer si nécessaire des soins de santé au bénéfice de ceux qui n’auraient pas autrement les moyens de se les payer. Tout le mérite en revient au Père Jacques Delort qui depuis plusieurs années se battait pour qu’un tel dispositif puisse exister sur les quartiers de la paroisse. Il a pris plus d’une fois son bâton de pèlerin pour aller convaincre les professionnels de santé et les institutions en place de donner un peu de leur temps. Et même si rien n’est définitivement acquis, aujourd’hui la Commission médicale fonctionne et le travail ne manque pas !

IMG_0569-150x115 Hermanos Mayores IMG_0567-150x104 Jacques Delort IMG_0570-150x107 Janeth Velasco

Sur Uspha Uspha, la dentiste Edelmira assure une permanence plusieurs fois par semaine dans un local de la paroisse désormais bien équipé grâce à la donation d’un véritable fauteuil de dentiste effectué par une fondation italienne. Sur Alto-Miraflores, la doctora Nora reçoit en consultation les familles du quartier et bénéficie d’une petite pharmacie provenant également de donations privées. Quant à Franco, qui intervient aussi au titre de la Commission sociale, il exerce bénévolement ses talents de physiothérapeute dès qu’il en a l’opportunité.

Mais quelle que soit la motivation ou l’engagement de nos trois professionnels de santé, les besoins sont tels aujourd’hui que ce dispositif médical ne serait pas suffisant sans la présence de la fondation italienne San Lucas. Celle-ci organise en effet une permanence itinérante sur les quartiers grâce à une équipe de 5 personnes (médecin, infirmières, dentiste), une ambulance, et un « hôpital roulant ». La fondation San Lucas exerce par ailleurs sur d’autres terrains d’intervention en Bolivie, et leur présence sur le terrain paroissial n’est pas chose acquise au-delà de la fin de cette année. Mais le Père Jacques Delort, qui siège aujourd’hui au Conseil d’Administration de la fondation, va plaider en faveur du maintien de ce dispositif et nul doute que l’équipe actuellement en place lui apportera un soutien appuyé. 

 

-         La Commission catéchisme :

La nouvelle église d’Uspha Uspha, moderne et inondée de lumière, marque fièrement la présence de la paroisse en bordure de la Petrolera. Mais une paroisse c’est avant tout des hommes et des femmes qui se mobilisent pour vivre l’évangile au service des plus démunis. Le Père Jacques Delort pour commencer, qui surprend toujours par son dynamisme et sa combativité. Il se dit fatigué ; on le croit. Mais face à l’indifférence des secteurs les plus aisés de la société bolivienne, et face à l’immobilisme et les luttes d’influences des petits pouvoirs locaux, Jacques soulève chaque jour des montagnes pour porter au sein de chaque famille l’espoir qu’offre le message de l’évangile, en tentant, dès qu’ il le peut, d’apporter des solutions concrètes et adoucir ainsi la peine de ceux qui sont au bout du rouleau.

IMG_0683-150x138 Jean-Marc Boucon IMG_0547-150x114 Laguna Verde IMG_0658-150x112 Mineros San juan

Nous avons retrouvé là les deux sœurs péruviennes Justina et surtout Gregoria qui accompagnent les jeunes bénévoles des différentes commissions et qui posent un regard bienveillant sur tous les enfants de la paroisse. C’est avec un grand soulagement que nous avons également retrouvé la jeune Liliana qui se remet à peine d’un cancer des os de la hanche. Et même si aujourd’hui un léger boitillement trahit les souffrances qu’elle a dû endurer, son dynamisme, son sourire et son éternelle bonne humeur rayonnent autour d’elle. Une vraie leçon de vie et de courage pour tous, de foi et d’espérance pour les plus croyants.

La Commission catéchisme c’est aussi une équipe de volontaires qui entourent Oscar, le jeune prêtre bolivien qui parle parfaitement le Quechua et qui a le don de communiquer facilement avec les adolescents et les jeunes adultes. Avec sa guitare et son sourire malicieux, Oscar a su gagner la confiance de tous les bénévoles. Jacques espère pouvoir le faire venir en France pour un temps de Fidei Donum. Nul doute que l’expérience serait doublement enrichissante.

En revanche nous avons été marqués par l’avancée depuis 2009 des églises évangélistes et pentecôtistes sur cette partie de la ville, sans parler bien évidemment de la présence active des témoins de Jehovah. Certains jugeront peut-être qu’il ne s’agit là après tout que d’une guerre de chapelles… Quelles que puissent être nos convictions sur le sujet, il convient toutefois de se poser la question de savoir quel est le véritable objectif poursuivi par ces différents mouvements. Une certitude, l’époque est  propice aux prophètes de la fin du monde qui prospèrent sur la fragilité des plus miséreux. A grands renfort de capitaux étrangers ces églises offrent à leurs fidèles un soutien matériel, ici un repas par jour, là du soutien scolaire (même sans professionnels de l’éducation), et au passage de sauver leur âme. Le premier soir de notre arrivée à Cochabamba, je suis allé assister avec Jacques à la soirée de clôture des semaines théologiques. Il y avait à la tribune un polonais franciscain qui vit depuis plusieurs années en Bolivie. En quelques mots, son message était le suivant : « Il faut évangéliser, c’est le devoir de tout croyant. Mais alors que l’Eglise catholique s’est engagée en faveur de l’option pour les pauvres, on constate que les pauvres, eux, se sont engagés en faveur de l’option pour les églises évangélistes… Il nous faut donc revenir à l’essentiel, c’est-à-dire à l’option pour Dieu ! » C’est à mon sens une vision anachronique du rôle de notre église. L’époque des conquistadors et des conversions massives est heureusement révolue.

 

-         Le centre « NUQANCHIK »

Jacques en avait eu l’idée, et c’est une famille française, au travers de la fondation d’Arfeuille, qui a permis la réalisation des premiers bâtiments du futur centre communautaire qui à terme accueillera l’ensemble des activités éducatives, sociales, médicales et pastorales des hauts quartiers de la paroisse (Arbieto – Alto Miraflores…). Nous avons ainsi pu visiter la grande salle et la cuisine attenante. Les volumes sont importants, la réalisation est soignée. Bientôt viendra se greffer le bloc sanitaire, et on l’espère, vite après, le logement du gardien qui sera chargé de surveiller l’ensemble. Le projet est loin d’être achevé mais c’est là un outil de travail exceptionnel qui motive tous les bénévoles et qui laisse entrevoir les futures possibilités de travail entre toutes les commissions. En ce sens, il doit constituer pour tous l’une des priorités dans la recherche de nouveaux financements.

IMG_0564-150x124 NUQANCHIK IMG_0565-150x105 PolkesIMG_0629-150x110 Salar d'Uyuni

 

-         Retiro Parroquial à Tapakari

Pour nos trois derniers jours en terre bolivienne, Jacques nous avait conviés à une retraite prévue de longue date sur les terres de la paroisse « Aramasi ». Un séjour de trois jours entre les volontaires des différentes commissions,  un peu au bout du monde dans les montagnes de la Cordillère centrale, au plus près de la nature et de notre humanité. Il s’agit-là d’un projet d’irrigation et de culture de terres arides, tout autant que de vie en communauté, qui a été créé par un Père allemand il y a plusieurs dizaines d’années. Ce centre d’accueil, dépourvu de tout confort, reçoit les groupes et tous ceux qui veulent se perfectionner dans la connaissance des techniques liées à l’agriculture organique (conception hydrologique ; analyse qualitative, régénération et reminéralisassions des sols ; gestion durable de l’eau ; fabrication d’engrais naturels et de biofertilisants…). Des étudiants et des techniciens de tout pays y viennent.

« Aramasi », en tant que paroisse, c’est aussi la possibilité de venir passer une retraite spirituelle, seul ou en groupe, loin du tumulte des villes et de tout matérialisme. Pour nous autres, c’était surtout l’occasion de resserrer les liens entre les volontaires des différentes commissions, et de s’interroger sur le sens de notre propre engagement, à titre personnel comme sur le plan collectif, à la lueur ou non de notre propre foi. Entre échanges et introspection, il aura fallu un peu se dévoiler… Des choses se sont passées… des engagements ont été pris, d’abord avec nous-mêmes.

IMG_0649-150x112 San Lucas IMG_0738-150x97 Santa Maria del Camino IMG_0642-150x100 Sol de MañanaIMG_08041-150x112 Tapakari

« Aramasi » nous aura en tout cas permis de toucher du doigt le fait que notre association GILTZARRIA était une pierre de ce grand édifice de solidarité construit au service des familles les plus pauvres qui vivent dans ces quartiers de la banlieue Sud-Est de Cochabamba. Une pierre à l’édifice que nous apportons, comme celle de l’association COCHATEAUROUX, comme celle de la fondation SAN LUCAS, comme celle de la paroisse SANTA MARIA DEL CAMINO, comme celles qu’apportent tous ces volontaires qui travaillent bénévolement au sein des différentes commissions. Mais « Aramasi » nous aura aussi révélé à nous-mêmes l’importance que ce projet a pris dans nos vies, et en cela que nous recevions sans doute autant et même plus que ce que nous apportions.

 

En conclusion :

Des beautés vénéneuses des hauts plateaux andins qui ont bien failli tout nous prendre, aux belles âmes que nous avons rencontrées et qui nous auront tout donné, ce nouveau voyage en Bolivie restera à jamais gravé dans nos mémoires. La visite des acteurs du projet nous aura apporté la confirmation de l’efficience de l’aide que nous envoyons. Quel que soit le moteur de notre engagement personnel, ce que nous avons vu et dont ici nous vous témoignions, doit être pour nous et pour tous ceux qui nous soutiennent, une source de satisfaction et de motivation supplémentaire. Contrairement aux grandes ONG qui restent malgré tout un peu impersonnelles, notre association offre une relation directe avec les responsables du projet. Chacun peut se rendre sur place. Il sera bien accueilli, et pourra ainsi vérifier où va l’argent qu’il nous donne. Chacun peut s’il le souhaite avoir un lien direct avec les responsables des différentes commissions, le Père Jacques Delort, responsable de la paroisse, Janeth Velasco, présidente de l’association Hermanos Mayores et responsable de la Commission éducative, Edith Calisaya, responsable du centre de soutien scolaire de Alto Miraflores, Elizabeth Antezana, responsable de la Commission sociale…   Tout est fait en tout cas pour qu’ici et là-bas, entre nous, la relation humaine reste une priorité.

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Une réponse à “NOTRE SEJOUR EN BOLIVIE DU 06 AU 23 JUILLET 2012”

  1. Jacques et Carmen
    31 août 2012 à 2 h 30 min #

    Merci Jean-Marc pour cet article très interessant et bien détaillé sur toutes les avancées des projets… merci pour la pierre apportée par Giltzarria en collaboaration à toutes autres pierres posées. Ici nous sommes témoins de la beauté de la réalisation. Bravo à tous. Carmen et Jacques

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