NOTRE PROJET EN BOLIVIE

 

 logo.jpg

GILTZARRIAHERMANOS MAYORES

 USPHA USPHA – ALTO MIRAFLORES / ALTO LITORAL – MINEROS SAN JUAN – MONTE OLIVO

DSC00607 341 626 71 14

Dans ce pays qui est l’un des plus pauvres d’Amérique latine, de nombreuses familles quittent les hauts plateaux de l’Altiplano bolivien à la recherche de meilleures conditions de vie et d’un avenir pour leurs enfants. Nombre d’entre elles viendront grossir le flot de l’émigration clandestine vers l’Europe et les Etats-Unis. Mais les plus pauvres, ne pouvant s’offrir le voyage, se retrouvent rejetés et parqués en périphérie des grandes villes du pays, dans des quartiers déshérités. Ces familles, qu’elles soient issues de la ruralité ou des anciens centres miniers du pays, ont souvent tout laissé derrière elles. Elles souffrent de revenus trop faibles, d’un manque de soutien et d’une méconnaissance quasi générale du cadre juridique.

Voilà la cruelle réalité que le Père Jacques Delort  a rencontrée lorsqu’il a quitté la France pour cette terre de Bolivie. Envoyé en 2006  au service de l’évêque de Cochabamba, il a été chargé par celui-ci de faire naître une nouvelle paroisse au cœur même de ces quartiers de la banlieue Sud-Est de cette grande ville qui compte plus d’un million d’habitants. Aujourd’hui créée, la paroisse « Santa Maria del Camino » accompagne un nombre de plus en plus grand de familles. Le Père Jacques Delort est depuis rentré en France et la paroisse est maintenant animée par un jeune prêtre bolivien le Père Oscar Chungara Oreja.

Alors que les services de l’Etat sont très souvent absents de ces zones défavorisées, et malgré une séparation de l’Eglise et de l’Etat toute récente, c’est l’Eglise catholique qui assume encore une présence et un soutien aux côtés des populations les plus précarisées. C’est ainsi que la paroisse « Santa Maria del Camino » a peu à peu fédéré autour d’elle un étonnant réseau de solidarités, favorisant la mise en place d’actions communautaires comme l’accompagnement économique et social des familles, l’atelier de boulangerie, la pharmacie et un dispositif de surveillance médicale…

En 2007 l’association « Hermanos Mayores » est née, dans un premier temps autour d’étudiants universitaires boliviens, bénévoles, futurs professionnels des sciences de l’éducation, ayant pour ambition d’accompagner les enfants de ces quartiers dans leur scolarité.

« Giltzarria » et « Hermanos Mayores » travaillent aujourd’hui main dans la main dans le cadre d’une convention de délégation qui précise l’esprit du projet et les responsabilités de chacun. « Giltzarria » définit le cadre général et finance le programme d’actions. « Hermanos Mayores » analyse les besoins, détermine les moyens humains et matériels à mettre en place, et mesure les résultats obtenus par les équipes éducatives.

En 2011, l’action éducative développée dans ces quartiers a reçu une forme de reconnaissance avec la mise en place d’ un accord de coopération entre l’association « Hermanos Mayores » et l’Université Mayor de San Simon d’où sont issus la plupart des volontaires du soutien scolaire. Cet accord permet aux étudiants qui le souhaitent de s’engager pour une durée minimum de 6 mois au sein des équipes bénévoles. En contrepartie, cette expérience vécue en dehors des heures de cours auprès d’enfants en difficulté est aujourd’hui valorisée par les responsables de la faculté des sciences humaines et de l’éducation (FHCE)

En 2014, les activités de soutien scolaire sont organisées sur 4 quartiers au bénéfice de près de 200 enfants scolarisés du niveau « kinder » à celui de « 6to secundaria » (de 5 ans jusqu’à 18 ans) :

Uspha Uspha.

Situé au Sud-Est du district 8 de la ville de Cochabamba, zone Valle Hermoso, au km 9 de l’avenue Petrolera.

C’est un quartier d’une superficie de 700 hectares à vocation principalement « résidentielle ». On y trouve un parc récréatif, un terrain de football, une petite école et un centre de soins qui malheureusement ne fonctionne pas. Il n’y a pas d’eau potable et les habitants s’approvisionnent grâce aux citernes. Il n’y a pas non plus de réseau d’égouts ni de gaz de ville. Les points d’accès à internet sont rares.

La population de cette zone est en plein essor. Au niveau socio-économique, la plupart des habitants bénéficient malgré tout de logements capables d’accueillir l’ensemble des membres d’une même famille.  Ils disposent également de revenus professionnels qui leur permettent au moins de couvrir les besoins de première nécessité (alimentaires, vestimentaires…).

On observe sur ce quartier un phénomène assez nouveau avec des enfants qui sont souvent livrés à eux-mêmes du fait que les parents partent toute la journée pour aller travailler. Il en résulte une augmentation visible de la délinquance, et d’un point de vue éducatif un manque de suivi et de soutien dans leur scolarité ce qui explique un niveau élevé d’échec scolaire.

Les activités de soutien scolaire ont démarré sur le quartier de Uspha Uspha au cours de l’année 2007.

Dernièrement, la lutte de pouvoir pour la direction de l’OTB (Organisation Territoriale de Base) a directement affecté l’utilisation des salles de soutien scolaire qui étaient jusque-là entretenues par la Paroisse et l’association Hermanos Mayores. Une situation conflictuelle qui nous a amené à nous poser la question de la réouverture des activités en ce début d’année 2014.

Le principe de la réouverture a finalement était adopté en attendant de trouver sur ce quartier un bâtiment à louer qui puisse accueillir décemment les enfants et les équipes éducatives. Le centre d’Uspha-Uspha qui a donc rouvert ses portes sera placé en 2014 sous la responsabilité de Silvia Camacho Silvestre. 38 enfants, scolarisés pour la plupart au sein de l’école « René Barrientos« , se sont inscrits aux activités de soutien scolaire.

Alto Miraflores / Alto Litoral.

Situé à hauteur du km 9 de l’avenue Petrolera, à 3 km à l’intérieur des terres.

Le quartier est dirigé par une assemblée « vicinale ». La population est en forte augmentation avec l’arrivée de nombreuses familles issues en majorité des autres provinces du département de Cochabamba, mais aussi d’autres endroits du pays comme La Paz, Oruro, Sucre, Chapare, Misque, et Bolivar. La construction de petites habitations est en pleine expansion, sur des terrains en pente, non viabilisés, et sans documents de propriété.

On n’y trouve aucun service de base : eau courante, égouts, écoles, postes sanitaires… Qui plus est le mauvais état des chemins rend l’accès au quartier difficile. A l’absence de ces besoins s’ajoute la mauvaise alimentation des enfants et des familles en général, favorisant ainsi la prolifération des problèmes de dénutrition, de maladies de la peau et respiratoires.

Sur le plan éducatif, la scolarité des enfants passe souvent au second plan. Dans certaines familles, les parents s’absentent parfois toute une semaine, laissant à la maison les petits sous la responsabilité des plus grands, et confiant leur éducation à l’école ou aux équipes du soutien scolaire.

Sur ce quartier, les activités de soutien scolaire ont véritablement démarré au début de l’année 2009 avec la définition d’un véritable objectif pédagogique. Au mois d’Août 2012 le projet a pu bénéficier des installations du centre communautaire Nuqanchik à vocation préventive, solidaire et écologique. Ce centre, situé à quelques 200 mètres des anciennes installations, est principalement l’oeuvre de la Fondation d’Arfeuille (France). Il accueille aujourd’hui les activités de soutien scolaire mais aussi celles des différentes commissions de la paroisse.

En ce début d’année 2014, le centre d’Alto Miraflores/Alto Litoral accueillera 88 enfants scolarisés au sein de plusieurs établissement (« Alto Litoral« , « San Vicente de Paul« , « Verdad y Vida« , et « Mineros San Juan » principalement). A noter que le centre est placé depuis plusieurs années sous la responsabilité d’Edith Calisaya Vargas qui endossera également en 2014 la responsabilité de Présidente de l’association Hermanos Mayores.

Mineros San Juan.

Situé au km 10 de l’avenue Petrolera.

C’est le quartier le plus peuplé du territoire paroissial. Il bénéficie de l’éclairage public, de routes pavées, de cliniques, de collèges, et aussi de nombreux projets développés au bénéfice des habitants mais qui malheureusement ne couvrent pas toute la zone, provoquant ainsi d’importantes disparités. La population est issue principalement des autres provinces du département de Cochabamba et des grandes villes du pays.

Ces dernières années, on observe l’arrivée sur le quartier de plusieurs églises (adventistes…) et autres mouvements sectaires (Jehova), offrant aux plus nécessiteux la soupe populaire, des paquets alimentaires, des cadeaux aux enfants, du matériel scolaire… en échange de leur adhésion à leur propre idéologie.

Sur ce centre, le soutien scolaire bénéficie principalement aux familles les plus éloignées vivant en périphérie du quartier. Pour la deuxième année consécutive, il sera placé sous la responsabilité de Marizol Mamani Achacollo qui depuis sa prise de fonction a véritablement réussi à dynamiser les activités auprès des enfants. Les effectifs sont en hausse, et en ce début d’année 2014 on a enregistré l’inscription de 43 enfants principalement scolarisés au sein des écoles « San Vicente de Paul« , « Carlos Canela« , « Mariscal Sucre » et « Marcelo Quiroga« .

Enfin, sur les derniers mois 2013, une expérience avait été menée sur le quartier de Monte Olivo où depuis deux ans les habitants exprimaient clairement leur volonté de voir les activités de soutien scolaire être organisées au bénéfice de leurs enfants. Une expérience jugée aujourd’hui concluante.

Le soutien scolaire a donc ouvert ses portes en ce début d’année 2014 sur le quartier de Monte Olivo. Il sera placé sous la responsabilité d’une jeune volontaire qui intervient depuis plusieurs années au sein des équipes de soutien scolaire mais qui n’a pas encore obtenu son diplôme d’enseignante. Il s’agit de Nora Cahuaya. Fin février, 19 enfants, principalement issus des écoles « René Barrientos » et « Verdad y Vida » se sont inscrits aux activités de soutien scolaire.

Chaque année, l’association « Giltzarria » doit faire face à un budget  qui repose essentiellement sur les dons des amis de l’association et sur notre participation à plusieurs manifestations que nous organisons ou auxquelles nous participons.

Depuis le 17 avril 2008, l’administration fiscale reconnaît à l’association « Giltzarria » le statut d’œuvre d’intérêt général à caractère humanitaire, ce qui permet à nos donateurs de bénéficier de la réduction d’impôt de 66%.

Jean-Marc Boucon

président de l’association Giltzarria

88diadelnoapoyoescolarusphauspha1204080911.jpg90familiaaltomiraflorvisitadel702080011.jpgdscn04561.jpg86diadelnoapoyoescolarusphauspha1204080891.jpg87diadelnoapoyoescolarusphauspha1204080901.jpgapoyoescolarusphauspha410080081.jpg

« Quand d’autres mettent en scène la misère, nous avons choisi de vous offrir les sourires de ces mères et de ces enfants qui vous disent merci. »

 

 

akwateam |
OUED KORICHE |
lalogeuse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CFTC Schindler ascenseurs
| LES POMPIERS DE VERZENAY
| ROLLER A CHAUMONT